vol. 4. Nouveaux timbres, nouvelle sensibilité au XVIIIe siècle (2e partie)

Date de création: 
03/1999

I. NOUVEAUX TIMBRES, NOUVELLE SENSIBILITÉ AU XVIIIe siècle (2ème partie)

  • Jean JELTSCH, Denis WATEL, Maîtrises et jurandes dans la communauté des faiseurs d’instruments à Paris.
  • Rob VAN ACHT, Dutch wind instruments from the Baroque period. Scientific qualities and features.
  • Jean-Christophe MAILLARD, Variations et innovations dans la facture de la musette au milieu du XVIIIe siècle.
  • Vincent PUSSIAU, Joseph Collesse, éléments biographiques.
  • Alain & Marie-Christine ANSELM, Les deux clavecins signés " J. Collesse ", 1768 et 1775.
  • John KOSTER, Three Grand Pianos in the Florentine Tradition.

II. NOTES ET DOCUMENTS

  • Florence GÉTREAU, Les archets en France aux XVIIe et XVIIIe siècles : quelques repères iconographiques.
  • Bernard PIN, La plus ancienne serinette française conservée ?
  • Marie-Bernadette DUFOURCET, Cinq buffets d’orgue du XVIIe siècle en Béarn et Pays basque.
  • Nicole LALLEMENT, Inventaire des tableaux à sujets musicaux du musée du Louvre (III) : la peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles (dépôts).

 

III. CHRONIQUE

  • Claude CHAUVEL, " Les luths en Occident ", colloque, mai 1998.
  • Jean HAURY, " Acoustique et instruments anciens, facture, musique et sciences ", colloque, novembre 1998.

 

IV. RECENSIONS ET NOUVELLES PUBLICATIONS

  • Recensions
  • Thomas Aurelius BELZ, Das Instrument der Dame. Bemalte Kielklaviere aus drei Jahrhunderten, Bamberg, Chez l’auteur, 1998, par Florence Gétreau.
  • Gian Casper BOTT, Der Klang im Bild. Evaristo Baschenis und die Erfindung des Musikstillebens, Berlin, Dietrich Reimer Verlag, 1997, par Florence Gétreau.
  • Evaristo Baschenis e la natura morta in Europa, Bergame, 4 octobre 1996-12 janvier 1997, Milan, Skira, par Joël Dugot.
  • Ulrich GROßMANN, Dieter KRICKEBERG (éd.), Der " schöne " Klang, Studien zum historischen Musikinstrumentenbau in Deutschland und Japan unter besonder Berücksichtigung des alten Nürnberg, Nurembrg, 1997, par Jean Jeltsch.
  • Catherine HOMO-LECHNER, Sons et instruments de musique au Moyen Age. Archéologie musicale dans l’Europe du VIIe au XIVe siècle, Paris, Editions Errance, 1996, par Claire Maître et Marie-Barbara Le Gonidec.
  • Le immagini della musica. Atti del seminario di iconografia musicale, metodi e pratica di catagolazione di materiali aventi rilevanza per la storia delle arti e della musica. A cura di Francesca Zannoni. Roma 31 maggio-3 giugno 1994, Rome, Fratelli Palombi Editori, 1996, par Nicole Lallement.
  • Bettina WACKERNAGEL, Musikinstrumente des 16. bis 18. Jahrhunderts im Bayerischen Nationalmuseum, Munich, Bayerisches National Museum, 1999, par Florence Gétreau.
  • Phillip Y. YOUNG, Die Holzblaserinstrumente im Oberösterreichesches Landesmuseum. Woodwind Instruments of the Oberösterreicheschen Landesmuseum, Linz, Oberösterreicheschen Landesmuseum, 1997, par Jean Jeltsch.
  • Nouvelles publications

 

V. BIOGRAPHIES, RÉSUMÉS

Résumés et abstracts: 

Jean Jeltsch, Denis Watel, Maîtrises et jurandes dans la communauté des faiseurs d’instruments de musique à Paris.

Sous l’Ancien Régime, les maîtres des communautés bénéficiaient d’un quasi monopole pour la vente au public des produits de leur « art ». On comprend l’enjeu de la maitrise ; mais qui étaient ces maîtres, par quels moyens ont ils réussi à acquérir ce privilège ? Cet article tente de répondre à ces questions et présente une liste chronologique des réceptions de « faiseurs d’instruments de musique » sauf pour les années 1700-1723 et 1730-1735 pour lesquelles les sources sont déficitaires. Les archives de la Chambre des comptes, fonds qui n’avaient pas encore été exploités, permettent de trouver les acquéreurs des maîtrises et de retracer l’histoire des maîtrises parisiennes. L’examen des modes d’accession montre une grande diversité et témoigne de nombreux passe-droits et dérogations aux statuts accordés par la communauté ou l’autorité royale. Outre de nouveaux éléments sur la vie de la communauté (le monopole de la facture d’instruments en cuivre : trompettes, cors, timbales), sont présentés un tableau des jurés et la liste des « avis » du Procureur du roi sur des contestations entre maîtres et ouvriers de la communauté trouvée dans les fonds consultés.

Rob Van Acht, Dutch wind instruments from the Baroque period : scientific qualities and features.

Amsterdam était, entre 1670 et 1770, le centre de la production des instruments à vent hollandais. On y fabriqua un nombre considérable d’instruments baroques de grande qualité, tels que des flûtes à bec et flûtes traversières, des hautbois, des clarinettes et des bassons. La comparaison de ces instruments avec ceux construits dans d’autres pays d’Europe (Angleterre, France, Allemagne), révèle de grandes différences de sonorité et d’apparence. Le sujet de cette étude concerne plus précisément l’analyse du son de ces instru­ments à vent. Quelques‑uns appartenant à la collection du Gemeentemuseum de La Haye furent joués par des musiciens baroques et leur son analysé sans dispositif mécanique ; les conclusions ont donc une portée limitée. De cette analyse on peut par exemple déduire que le diapason des hautbois de cette époque se situait entre 409 et 413 Hz. En moyenne, la tonalité était conforme au tempérament moyen de do à la. Dans l’analyse spectrale de six catégories d’instruments (flûte à bec, flûte traversière, hautbois baroque, clarinette, basson, cervelas), les harmo­niques inégaux 3, 5 et 7 sont plus forts que ceux des instru­ments modernes, sauf pour les flûtes à bec. La déviation harmonique de l’attaque est très différente. L’élargissement et la contraction du spectre harmonique sont également étudiés. Plus généralement, on peut dire que les instruments baroques hollandais possèdent des caractéristiques sonores propres.

Jean-Christophe Maillard, Variations et innovations dans la facture de la musette au milieu du XVIIIe siècle.

Au milieu du siècle, le modèle le plus répandu de musette de cour était un instrument jouant en do et sol, dont l’étendue d’une treizième était répartie sur deux chalumeaux. Diverses phrases de la Méthode de Hotteterre, des fragments d’instruments conservés au musée de la Musique à Paris, des partitions énigmatiques et quelques sources iconographiques difficiles à interpréter au premier abord, permettent de montrer que facteurs et musiciens ont tenté à de multiples reprises de s’écarter du modèle standard pour des raisons musicales.

Vincent Pussiau, Joseph Collesse, éléments biographiques.

Joseph Collesse (1717­1776) nous est présenté dans son environnement familial, culturel et professionnel : son origine rennaise, son arrivée à Lyon où il est mort après une longue carrière de facteur de clavecins au service du rayonnement de la facture lyonnaise. Cette courte biographie corrige quelques éléments erronés de la vie de Collesse et précise certains faits jusque là douteux.

Alain & Marie-Christine Anselm, Les deux clavecins signés « J. Collesse » 1768 & 1775.

Cet article propose une étude comparative des deux clavecins subsistants de Joseph Collesse, facteur éminent établi à Lyon, où il fut membre actif de la vie musi­cale. Datés 1768 et 1775, ces instruments de la fin d’une longue carrière témoignent d’une maîtrise comparable à celle des facteurs parisiens. Un tableau récapitulatif des prin­cipales mesures complète la description et l’analyse orga­nologique des clavecins. A partir de cette étude sont abordées les principales caractéristiques qui confèrent leur originalité aux clavecins de l’école lyonnaise de la fin du XVIIIe siècle mise au jour il y a environ vingt ans par la découverte d’une dizaine d’instruments construits vers 1770. Quelques années avant la disparition du clavecin, l’école lyonnaise trouve un équilibre serein entre l’at­tachement à une tradition héritée du XVIIe siècle et la réceptivité à l’évolution du goût musical qui caractérise cette période.

John koster, Three Grand Pianos in the Florentine Tradition.

L’auteur décrit trois grands pianos du XVIIIe siècle qui existent dans des collections américaines. Ces instruments montrent le cheminement complexe des influences des premiers pianos conçus par Bartolomeo Cristofori à Florence. L’instrument de Manuel Antunes (Lisbonne, 1767) s’inspire très directe­ment du travail de Cristofori, avec quelques simplifications et améliorations. Le modèle du piano de Louis Bas (Villeneuve-lès-Avignon, 1781) est l’instrument de Johann Heinrich Silbermann de Strasbourg, qui reçut l’influence de Cristofori à travers le travail de son oncle, Gottfried Silbermann de Freiberg, en Saxe. Le piano réalisé par Vincenzio Sodi à Florence en 1789 s’inspire de ceux de Johann Andreas Stein d’Augsbourg, qui a travaillé avec Silbermann à Strasbourg, avec une conception du dessin entièrement renouve­lée. Certains détails dans la construction interne montrent néanmoins que le piano de Sodi présente des similitudes avec les premiers instruments florentins.

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