HISTOIRE DE L'INTERPRÉTATION DES MUSIQUES ANCIENNES

mer 29 jan 2020,  mer 12 fév 2020,  mer 26 fév 2020,  mer 11 mar 2020,  mer 25 mar 2020,  mer 22 avr 2020,  mer 6 mai 2020
11h-13h
Responsable:
Lieu: 

Centre Clignancourt : 2 rue Francis de Croisset, salle 134 (ou 121 pour certaines séances)

Programme: 

Histoire de l’interprétation des musiques anciennes – cours 2019-2020

Coordination : Jean-Christophe Frisch (jcfrisch@xviii-21.com)
 

Autour de la voix

 

Calendrier des séances
(mercredi, 11h-13h en salle 134 ou 121 au centre Clignancourt, du 29 janvier au 6 mai 2020)

 

29/1 Anne Ibos-Augé : Restituer la voix médiévale: quelle(s) réalité(s)? Approche discographique historique, comparative et critique

Enregistrer la voix du Moyen Âge ? Oui, mais quand, comment, pourquoi et, surtout, quelle voix ? À l’aide de divers exemples pris dans la discographie, nous tenterons de retracer l’histoire et d’examiner les enjeux de la gravure des vocalités médiévales, dans leur double aspect religieux et profane.

 

1 2/2 Jean Tubéry : « Ad imitazione della voce umana » : le cornetto, miroir de la pratique vocale autour de 1600

Approche des traités d’ornementation / méthodes de chants / échanges épistolaires des XVIe et XVIIe siècle en Italie, sous l’éclairage de la pratique et de la place historique du cornet à bouquin (cornetto). 

 

26/2 Daniel Issa : Les opéras sur l'opéra du XVIIIe siècle et les informations qu’ils portent sur la pratique musicale historique

On a déjà noté la richesse des informations contenues dans les « opéras sur l’opéra », en tant que source de renseignements sur la pratique musicale historique. L’analyse de ces « méta-opéras » nous permet donc de découvrir des éléments se rapportant à la profession du musicien qui ne figurent pas dans des sources plus habituelles. Malgré leur caractère caricatural, ces œuvres constituent une vraie réflexion des musiciens, librettistes, compositeurs leur propre profession, et éclairent de manière comique et vivante la situation du métier au XVIIIsiècle.

 

11/3 Isabelle Poulenard : La perplexité de l'interprète face à la recherche : expériences d'une carrière

La recherche peut parfois laisser l'interprète-chanteur perplexe, voire démuni et demande de se réapproprier ce qui est découvert, lu et relu… pour l’expérimenter puis le partager lors d’un concert, une représentation, etc.

Alors que les traités anciens rappellent combien les instruments doivent imiter la voix, aujourd'hui c'est la facture des instruments qui nous en apprend plus sur les possibilités de chanter avec l’instrument ! Face à cela, le texte est ce qui contre vents et marées restera notre guide pour découvrir et aller un peu plus loin dans l'expérimentation.

 

25/3 Marc Mauillon : Les esthétiques vocales et les vocalités dans les ensembles de musiques anciennes:  retour d’expérience entre 2002 et 2019.

Au fil du « renouveau de la musique ancienne » nous avons été témoins de plusieurs esthétiques qui marquent encore aujourd’hui notre idée de la voix et de la vocalité à utiliser pour l’interprétation de ces musiques. Les fortes personnalités de différents chefs d’ensembles ont forgé des styles d’interprétation et les chanteurs sont tenus de s’adapter à ces esthétiques parfois diamétralement opposées. Depuis 17 ans j’évolue dans cet environnement, et je vous propose un « kit de survie » et quelques petites pistes de réflexions.

 

22/4 Jean-Christophe Frisch : Versions divergentes du motet O Anima mea, un exemple de l'espace de liberté de l’interprète contemporain ?

Il existe plusieurs versions du motet O Anima Mea Suspira, signées par différents compositeurs/compositrice. Manifestement il s'agit de la même œuvre musicale remaniée. Pouvons-nous trouver quelle est la filiation de ces versions ? Et l'interprète du XXIe siècle peut-il s'inspirer de tels exemples pour retravailler des œuvres anciennes ? Y a-t-il une limite à ne pas franchir ?
 

6/5 Raphaëlle Legrand (conclusion) : L’héritage des castrats : contre-ténors et mezzo-sopranos

Quelle distribution choisir aujourd’hui pour les rôles lyriques assumés par les chanteurs castrats aux XVIIe et XVIIIe
siècles ? Leur répertoire, qu’ils partageaient alors avec les chanteuses, est un héritage actuellement disputé par les contre-ténors et les mezzo-sopranos. Il s’agira de comprendre comment la voix de contre-ténor a pu être envisagée comme un substitut de celle des castrats, et quels enjeux très contemporains sont à l’œuvre dans la résurrection de ce répertoire.

*

Modalités d’évaluation

Ce cours dispense 3 crédits ects aux niveaux du Master. Son évaluation se fera sous forme d’un dossier qui peut notamment porter sur des études de cas autour d’une problématique liée aux questions soulevées par le cours. Sujet à valider en commun avec le coordinateur du cours ; évaluation du dossier par l’équipe des enseignants. Dossier d’évaluations à envoyer par voie électronique à Jean-Christophe Frisch (jcfrisch@xviii-21.com) pour le 1er juin 2020.

 

Cours ouvert aux formations des institutions partenaires et aux auditeurs libres, sur inscription préalable obligatoire auprès du coordinateur (plan vigipirate).

Genre: 
Fait partie du programme de recherche: 

Tutelles

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