Les relations musicales entre la France et la Grèce de 1980 à 2010

ven 8 mar 2019
9h-16h30
Organisateurs: Andriana SOULELE   Lorenda Ramou
Responsable:
Responsable(s) extérieur(s) à l'équipe:
Lorenda Ramou
Lieu: 

Institut Français de Grèce, Athènes

Programme: 

                                                                      
                                                                 
«Les relations musicales entre la France et la Grèce de 1980 à 2010»

Deuxième Journée d’Etudes – RelMus/FG
Société hellénique de musicologie, IReMus, Institut Français de Grèce, Conservatoire d’Athènes

Vendredi 8 Mars 2019
Institut Français de Grèce, Athènes

Programme
 
9:00 -9:15             Accueil des participants et du public
9:15 - 9:30            Andriana Soulele : Introduction

Première session : Aspects de l’œuvre de Iannis Xenakis
Présidente : Andriana Soulele

9:30-10:00            Nikos Ioakeim : La mort dans la vie et l’œuvre de Iannis Xenakis ; quand le passé se conjure au présent
10:00-10:30         Justine Harrison : Pu wijnuej we fyp (1992) de Iannis Xenakis : une commande à part ?
10:30-11:00         Pavlos Antoniadis : Des algorithmes au geste extatique: analyse assistée par ordinateur de l'acte performatif dans l'œuvre pour  piano solo MISTS d'Iannis Xenakis
11:00-11:30         Makis Solomos: Xenakis et la nature: de sciences de la nature  à une musique environnementale ?
11:30-11:45         Pause-café

Deuxième session : François-Bernard Mâche et son œuvre
Président: Makis Solomos

11:45-12:15         Anastasia Georgaki: F.B Mâche: De la sonomythologie à l’archéologie des sons
12:15-13:15         François-Bernard Mâche: L’étymologie grecque de la musique
 
13:15-14:45 Pause-déjeuner

Troisième session : Musique électronique, compositeurs grecs et influences musicales
Présidente: Lorenda Ramou

14:45-15:15         Nicolas Tzortzis: Georges Aperghis Énumérations : Entre composition et travail collaboratif, techniques et pratiques de l’ATEM des années 1980
15:15-15:45         Georges Zervos: Mes préoccupations musicologiques et esthétiques, durant mes études à Paris au début des années 1980
15:45-16:15         Haris Xanthoudakis: La contribution française au développement de la musique électroacoustique en Grèce
 
 
Conservatoire d’Athènes
18:00-20:00         Table ronde autour des études musicales et musicologiques en France et en Allemagne
20:30-22:30         Concert d’œuvres de compositeurs grecs, français et allemands
 
 
 
 

Résumés

La mort dans la vie et l’œuvre de Iannis Xenakis ; quand le passé se conjure au présent
Nikos Ioakeim (compositeur, musicologue)

Après 1980, Iannis Xenakis écrit une série d’œuvres comme Aïs, Nekuia, Pour la Paix, Knephas, qui traitent le sujet de la mort. Cette tendance se trouve aussi dans des œuvres antérieures, comme Khoaï, Dmaathen, La Légende d’Eer ; elle est directement liée à la vie privée du compositeur, qui, entre 1975-1983 a perdu successivement son père et ses deux frères. « C’était une période où le sujet de la mort était plus intense que d’autres fois », dit lui-même en 1989. Dans ces œuvres, le compositeur transpose des rituels anciens (libations, catabase, nekuia) et en même temps revisite des événements de sa jeunesse comme la mort de sa mère, sa blessure et son sauvetage miraculeux, ainsi que ses premières lectures d’Homère, de Platon, de la poésie de Sappho et de Pindare, avec une tendance de les sceller et de s’expier. « Je sentais que j’avais une mission. Je devrais faire quelque chose d’important afin de regagner le droit de vivre. Il ne s’agissait pas seulement de musique – mais de quelque chose de bien plus essentielle ». Notre communication étudiera les œuvres mentionnées et les éléments biographiques du compositeur par rapport aux questionnements et ses visions de jeunesse et tentera d’éclairer la relation entre le sujet et le contenu dans l’œuvre du plus important compositeur de la deuxième moitié du xxe siècle.

Pu wijnuej we fyp (1992) de Iannis Xenakis : une commande à part ?
Justine Harrison (Sorbonne Université)

Les soixante-dix ans de Iannis Xenakis furent l’occasion pour Radio France et le Festival d’Automne, en sus d’autres célébrations musicales indépendantes, de brosser, à travers une série de concerts en Île-de-France, le “Portrait” du compositeur grec. Ces concerts s’articulèrent non seulement autour de pièces emblématiques de Xenakis, contribuant ainsi à la diffusion de son œuvre, mais également autour de créations. C’est dans ce cadre que fut créé Pu wijnuej we fyp le 5 décembre 1992, par la Maîtrise de Radio France. Cette œuvre pour chœur a cappella consiste en une translittération du poème Le dormeur du val d’Arthur Rimbaud, le rendant ainsi méconnaissable. Elle est la seule du répertoire vocal de Xenakis à s’appuyer sur un poème français, outre les emprunts ponctuels à l’œuvre littéraire de Françoise Xenakis, et tend à s’éloigner de l’écriture chorale antérieure du compositeur. Nous nous proposons d’étudier le contexte de composition et de création de cette pièce en regard avec les préoccupations de Xenakis dans ses dernières œuvres, ainsi que le rôle de Radio France dans sa promotion et sa diffusion. On considérera notamment les éléments de la programmation comme particulièrement signifiants. Enfin, on se demandera en quoi ces célébrations musicales s’inscrivent-elles dans la continuité de la relation entretenue par Xenakis et les institutions françaises plus généralement, et en quoi la création de Pu wijnuej we fyp est-elle représentative de cette dernière.

 
Des algorithmes au geste extatique: analyse assistée par ordinateur de l'acte performatif dans l'œuvre pour piano solo MISTS d'Iannis Xenakis
Pavlos Antoniadis (Université de Strasbourg - IRCAM ; MA, University of California, San Diego)

Mists de Iannis Xenakis, une œuvre composée en 1980, expose les théories centrales du compositeur et offre un cas d’étude pertinent pour mettre en évidence des corrélations entre les structures algorithmiques profondes et leur incarnation dans la performance. Pour l'analyse de ces corrélations, j'ai proposé un nouveau paradigme d’interaction avec la notation musicale complexe pour piano. Ce nouveau paradigme traite la notation musicale comme un élément dynamique, non linéaire, à la fois incarné et externalisé. Comme soubassement théorique, je propose le concept de navigation incarnée fondé sur les théories de la psychologie écologique et de la cognition incarnée. Le principe de base considère que la cognition musicale n’est pas réductible aux seuls processus mentaux, mais qu’elle est distribuée à travers le cerveau, le corps et l’environnement. Ce nouveau paradigme a permis de contribuer au développement d’un système interactif pour l’analyse musicale (GesTCom : Gesture Cutting through Textual Complexity – acronyme en anglais pour « Geste qui traverse la complexité textuelle ») dans lequel l’utilisateur se déplace dans la partition à travers différentes dimensions et manipule en temps réel les éléments de la notation (simplification de l’écriture des hauteurs ou du rythme, augmentation à l’aide d’objets graphiques).

Je vais structurer ma présentation ainsi :
a) Présentation de la corrélation entre les structures basiques de la pièce “hors-temps” par rapport à la texture et ses manifestations performatives
b) Analyse entre divers types de navigation et structures profondes “en-temps”
c) Analyse par rapport à la navigation pendant l’apprentissage, selon quatre scenarios d’interaction différents.

 
Xenakis et la nature: de sciences de la nature à une musique environnementale ?
Makis Solomos (Université Paris 8, MUSIDANSE)

La nature joue un rôle fondamental dans la pensée et la musique de Xenakis. Nous pouvons distinguer trois niveaux. 1. Le premier concerne les références de Xenakis aux sciences. Nous pourrions distinguer entre les références aux mathématiques et celles aux sciences de la nature. Tandis qu’avec les premières, il s’agit de « fonder » la musique, ce qui implique une opération d’abstraction, les secondes, à travers l’utilisation de modèles, entraînent un processus de transfert analogique. 2. Dans le second niveau, nous examinerons le type de nature que convoque Xenakis, pour constater que c’est la nature de la science moderne – celle des phénomènes chaotiques –, ce qui correspond à sa recherche dionysiaque d’une fusion. 3. Avec ce dernier niveau, recherchant les références sensibles et immédiates de Xenakis à des phénomènes naturels (chants de cigales, tempêtes…), nous feront l’hypothèse qu’elles ne comprennent pas selon l’esthétique classique de la représentation, mais qu’elles appartiennent déjà à une musique environnementale.

François-Bernard Mâche: De la sonomythologie à l’archéologie des sons
Anastasia Georgaki (Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes)

François-Bernard Mâche (1938-) en tant que compositeur, penseur, chercheur, est l'auteur d'une œuvre riche en références dans les domaines de la biomusicologie, ethnolinguistique et zoomusicologie, mais aussi de l'archéomusicologie. L'helléniste François-Bernard Mâche, en tant qu'"archéologue des sons", utilise des archétypes sonomythologiques dans ses œuvres électroacoustiques et mixtes, allant du chant d'oiseaux structuré et le chœur stochastique des cigales aux sons d'une nature éternelle. L' "archéologue des sons" illumine la dimension cachée de ces sons, du rémodelage de l'articulation prosodique de la langue jusqu'aux modèles rythmiques caractéristiques des oiseaux, qui font le lien entre passé et présent. Dans cette communication, nous allons nous référer aux archétypes sonomythologiques  et archéoacoustiques dans des œuvres électroacoustiques importantes, telles que Safous Mélè (1963), Hyperion (1981), Quatre phonographies de l'eau (RegminIanassa,ProteusSpéïô :1980) et Τithon (1989), en soulignant les techniques  de décodification des sons-symboles, les techniques d'analyse/transcription phasmatographique et les techniques de développement, de transformation et de synthèse du son à travers l'Upic.

 
  
L’étymologie grecque de la musique
François-Bernard Mâche (Professeur émérite)

De Safous Mélè (1959) à Alcyone (2016), trente-deux de mes œuvres ont un titre grec. Je serai heureux, en évoquant ces références, de commenter les différents aspects de mon attachement à la Grèce antique et moderne.

 
Georges Aperghis Énumérations : Entre composition et travail collaboratif, techniques et pratiques de l’ATEM des années 1980
Nicolas Tzortzis (RelMus/FG)

En 1988, Georges Aperghis crée « Énumérations », un spectacle de théâtre musical, au sein de l’ATEM, que lui-même avait fondé au milieu des années soixante-dix. Dans cette œuvre se regroupent plusieurs manières de faire, propres à Aperghis, qui l’accompagnent jusqu’à présent et qui montrent comment il construit ses spectacles. Dans notre présentation on montrera des extraits de la partition et on parlera de comment le compositeur travaillait avec les interprètes, leur participation dans la mise en forme finale de la composition, l’aspect collaboratif et le côté ouvert qui caractérisait les spectacles de l’ATEM. À la fin, on projettera des extraits du film qu’Hugo Santiago a réalisé sur le spectacle, afin de mieux démontrer l’esthétique de l’époque et comment elle fait écho avec les spectacles plus récents du compositeur.

 
Mes préoccupations musicologiques et esthétiques, durant mes études à Paris au début des années 1980
Georges Zervos (Université Nationale et Capodistrienne d’Athènes)

Dans cette présentation,  je vais tenter à montrer que le choix d’entreprendre mes études doctorales en France (Paris, Panthéon-Sorbonne I), était  le seul qui convenait au plus haut degré avec mes préoccupations en matière de composition, de musicologie et de l’esthétique de cette époque. Juste avant mon départ pour la France et pendant mes études sur la composition avec Yannis Ioannidis, j'avais déjà formé une opinion plus précise sur la crise de la musique au xxe siècle,  mais  à cette période, elle n’était pas encore suffisamment documentée. Les contacts avec la culture française de l’époque, et en particulier la participation aux cours  de Iannis Xenakis (musiques formelles), de Daniel Charles (philosophie du xxe siècle et esthétique de la musique) et de Michel Guiomar (Opéra-Wagner), m’ont offert les meilleures conditions pour avancer considérablement. Le changement continu des modèles mathématiques par Xenakis, le rapport entre modernisme et postmodernisme enseigné par Charles, ainsi que celui de la musique avec la parole et la mise en scène-scénographie présentée dans les séminaires de Guiomar, ont constitué pour moi (en particulier les deux premiers), une source d’inspiration et de documentation sur la musique du xxe siècle, tant sur le niveau de la composition que dans celui de l’analyse musicale.

 
La contribution française au développement de la musique électroacoustique en Grèce
Haris Xanthoudakis (Professeur émérite de l’Université Ionienne, Conservatoire d’Athènes, Centre de recherche et de documentation du Conservatoire d’Athènes)

Bien que les débuts du développement de la musique électroacoustique en Grèce, qui datent des années ’60 – ’70, se situent aux Etats-Unis (lieu d’activité de Michel Adamis et Théodore Antoniou), cette évolution elle-même a subit des influences multiples provenant de la France. On peut se référer aux études de compositeurs grecs de musique électroacoustique à Paris, à la collaboration avec le festival de Bourges, à l’installation du système UPIC du CEMAMu à Athènes, etc. Ces influences y seront présentées et l’image générale d’un «caractère» français de la production électroacoustique hellénique sera esquissée.

Notices biographiques

Nikos Ioakeim

Nikos Ioakeim (1978) a étudié la musicologie à l’Université d’Athènes et a suivi la classe de « anti-composition » de Yiannis Ioannidis. Il a étudié la composition au Conservatoire de Rotterdam avec Klaas de Vries et au Conservatoire de Gand avec Frank Nuyts. Il vit entre la Grèce et les Pays-Bas depuis 2004. Depuis 2011, il étudie la vie et l’œuvre d’Iannis Xenakis : il écrit deux livres sur lui et il donne des conférences sur son œuvre dans le cadre de colloques. Des œuvres d’Ioakeim ont été jouées, en dehors de la Belgique, des Pays-Bas et de la Grèce, en Allemagne, en France, en Espagne, et au Portugal ; elles ont aussi été chorégraphiées. En 2011, il a été lauréat du prix Henriëtte Bosmans pour A road not taken. Entre 2009 et 2012, il a été assistant de mise en scène du groupe de théâtre musical De Helling. En 2010, avec Alexis Kotsopoulos et Stelios Michas, il a fondé le trio d’improvisation libre « Surd ». Leur premier disque, Surd I, est sorti en 2014 (http://surd.bandcamp.com/). En 2014, il a aussi organisé la Semaine de Musique Contemporaine de Conservatoire de Gand «Music of Choice & Music of Chance – Jani Christou» (http://whm.schoolofarts.be/home/en). En 2017 il a cofondé avec Michalis Paraskakis, Katerina Konstantourou et Nikos Galenianos l’ensemble de musique contemporaine TETTTIX.

Justine Harrison

Après une licence obtenue en 2014 à Sorbonne Université, Justine Harrison a poursuivi ses études de musicologie en Master de recherche, sous la direction Sylvie Douche. Elle a soutenu son mémoire en 2019. Parallèlement à son parcours universitaire, elle a suivi un cursus de flûte traversière dans les classes de Mihi Kim et de Gilles Burgos aux conservatoires d'Evry et d'Issy-les-Moulineaux, et est titulaire depuis 2017 de son DEM. Ses recherches portent notamment sur les liens entre texte et musique au sein des mélodies et lieder composés sur les poèmes d’Arthur Rimbaud. Elle s’intéresse également à la musique de scène des XIX-XXe siècles.

Pavlos Antoniadis

Pavlos Antoniadis (PhD Université de Strasbourg - IRCAM ; MA, University of California, San Diego) est pianiste, musicologue et technologiste, basé à Berlin et Strasbourg. Il est spécialiste du répertoire contemporain et expérimental du piano, chercheur dans le domaine de embodied cognition et développeur des systèmes pour la performance et l’apprentissage musical assisté par l’ordinateur. Actuellement membre de l’équipe Interaction-Son-Musique-Mouvement, IRCAM, Pavlos a gagné la Résidence de Recherche Musicale à l’IRCAM en 2014. Sous la direction de Frédéric Bevilacqua il a développé GesTCom (Gesture Cutting through Textual Complexity) : un outil pour l’enregistrement des données multimodales et par la suite l’analyse, le traitement et le contrôle gestuel en temps réel de la notation complexe. Il a donné 50 conférences dans des institutions académiques autour du monde et il a 15 publications en anglais, allemand et français. Il s’est produit en Europe, en Asie et en Amérique en tant que soliste, chambriste et membre de plusieurs ensembles de la musique contemporaine. Il a enregistré pour Mode (2015 Prix de la critique allemande du disque) et Wergo. Il est boursier des institutions LabEx GREAM, IRCAM, Fulbright, UC San Diego, Nakas conservatoire, Internationale Ensemble Modern Akademie Frankfurt et Impuls Academie Graz. Ses professeurs du piano étaient Chryssi Partheniade, Ian Pace, Geoffrey Douglas Madge et Aleck Karis.

 
 
Makis Solomos

Professeur de musicologie à l’université Paris 8 et responsable de l’unité de recherche MUSIDANSE, Makis Solomos est spécialiste de la musique de Xenakis. Il a publié de nombreux articles et livres étudiant les multiples aspects de sa musique et de sa pensée. Pour la langue grecque, on lira son livre Ιάννης Ξενάκης. Το σύμπαν ενός ιδιότυπου δημιουργού (éditions Αλεξάνδρεια). En parallèle, il effectue des recherches sur la création musicale actuelle. Son dernier livre propose une histoire originale de la musique des xxe et xxie siècles pensée comme émergence du son. (De la musique au son. L’émergence du son dans la musique des xxexxie siècles, Presses universitaires de Rennes). Une traduction anglaise du livre paraîtra prochainement chez Routledge. Ses dernières recherches portent sur l’écologie du son et de la musique.

Anastasia Georgaki

Anastasia Georgaki est professeure de technologie musicale au département de Musique de l'Université d'Athènes et directrice du Laboratoire d'Acoustique et de Technologie Musicales du même département. Elle est aussi directrice du nouveau programme de Master “Technologies Musicales et pratiques contemporaines”. Elle a effectué des études de physique et de musique en Grèce et a obtenu son Master et Doctorat en Musique et Musicologie du xxe siècle à Paris (IRCAM / EHESS). Elle s’intéresse à l’analyse et à la synthèse du chant, à l’acoustique de la voix chantée, l’archeo-musicologie computationnelle, la technologie musicale pour la pédagogie, aux technologies de l'écologie acoustique et de la musique électroacoustique. Elle a organisé plusieurs colloques internationaux en informatique musicale et a enseigné dans plusieurs universités en Grèce et à l'étranger. Elle collabore avec des instituts internationaux et des universités dans le cadre de programmes européens. Elle est aussi active en tant que musicienne (accordéoniste).

François-Bernard Mâche

Né en 1935 à Clermont-Ferrand. Études musicales avec Émile Passani et Olivier Messiaen au Conservatoire National de Musique de Paris (Prix de philosophie de la musique en 1960). Membre fondateur du Groupe de Recherches Musicales de Pierre Schaeffer (1958-1963). Ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (1955-1959). Diplômé d'archéologie grecque (1957), Agrégé de Lettres (1958). Docteur d'État en musicologie (1980). Compositeur et professeur invité dans de nombreux pays, auteur de nombreux articles théoriques et d'ouvrages tels que : « Les mal entendus » (Revue Musicale n°314-315, 1978), « Musique, Mythe, Nature » (Klincksieck, 1983, 1991 et Gordon & Breach, 1992), «Varèse, vingt ans après» (Revue Musicale no 383-384-385), « Entre l’observatoire et l’atelier » (Kimé, 1998). Prix de la Biennale de Paris (1963), Prix Enesco de la Sacem (1964), Prix Italia (1977), Prix Chartier de l'Académie des BeauxArts (1984), Grand Prix National de la Musique (1988), Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres (1990). François-Bernard Mâche a élaboré une théorie et une méthode personnelles de composition, centrées autour des idées de modèle et d'archétype, et les a appliquées dans une part importante de son catalogue, qui compte plus de 80 titres. François-Bernard Mâche est Directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il a obtenu en 1998 le Prix Rossini de l’Académie des Beaux-Arts.

 
Nicolas Tzortzis

Nicolas Tzortzis est né en mai 1978 à Athènes et vit à Paris depuis 2002. Après des études de composition instrumentale et électronique avec Philippe Leroux au CRD de Blanc-Mesnil et à l’université de Montréal (PhD, avril 2013), de composition de théâtre musical avec Georges Aperghis, à la Haute École des Arts de Berne et de composition assistée par ordinateur à l’université de Paris 8, sous la direction de José Manuel Lopez Lopez, Horacio Vaggione et Anne Sedès, il fait en 2009 le Cursus 1 d’informatique musicale de l’IRCAM. Il est ensuite sélectionné pour le Cursus 2 où il présente « Incompatible(s) V », pour silent piano et électronique en temps réel.  Il a assisté à des stages de composition avec Karlheinz Stockhausen, Brian Ferneyhough, Beat Furrer et François Paris, ainsi qu’à des stages d’informatique musicale à l’IRCAM. En 2010, il était sélectionné pour le 6e Forum de l’ensemble Aleph. En 2013, choisi par Peter Eötvös, il a été compositeur en résidence au Herrenhaus Edenkoben en Allemagne, et il a ensuite effectué une résidence à la Villa Ruffieux à Sierre, invité par le Nouvel Ensemble Contemporain. En décembre 2014, grâce à une bourse de la Fondation Fulbright, il part en résidence au CNMAT de l’université de Berkeley pendant six mois, où il écrit une nouvelle pièce pour le 30eme anniversaire de l’ensemble Earplay. Parmi ses projets récents figurent une installation audiovisuelle à Hanovre en collaboration avec l’artiste allemand Sascha Hahn, un concerto pour piano et orchestre pour l’Orchestre National de Salonique, ainsi qu’une grande pièce de théâtre musical pour contrebasse seul, commande du festival « Musiques Démesurées » et du ministère de la Culture. Il travaille actuellement sur le concerto de chambre pour violon et ensemble, destiné à Alexandra Greffin-Klein et l’ensemble Court-Circuit, intitulé « à une main, hommage à Roger Federer ». Ses œuvres ont été jouées en plusieurs pays dans le monde entier et sa musique a été sélectionnée et primée au total 23 fois dans divers concours internationaux. Ses futurs projets incluent l’enregistrement de son premier CD monographique par l’ensemble allemand Das Neue Ensemble sur le label anglais Toccata Records, ainsi qu’une nouvelle œuvre pour voix et cinq instruments, commande de Radio France pour l’ensemble TM+.

 
Georges Zervos

George Zervos est né au Caire, en Égypte. Installé à Athènes en 1961, il a étudié la théorie de la musique et le piano au Conservatoire Hellénique et au Conservatoire Orpheion puis la composition avec Yannis Ioannidis. Il a poursuivi ses études en Musicologie et en Esthétique de la musique en France (Université Paris I - Panthéon-Sorbonne) auprès des Michel Guiomar et Daniel Charles ainsi que la composition avec Ιannis Xenakis (1981). Il est titulaire d’un Diplôme d’Etudes Supérieures D.E.A. (1985) avec sujet : Processus mathématiques dans l'œuvre de Bartók et de Xenakis, et d’une thèse de doctorat du Département d'Etudes Musicales de l'Université de Salonique portant sur La crise du sujet dans l'œuvre des compositeurs de la deuxième école de Vienne : Schönberg, Berg, Webern.  Ses œuvres ont été jouées en Grèce, à Chypre, en Italie, en Bulgarie, en France, en Autriche (Vienne 2008), aux Pays-Bas, aux Etats Unis et enregistrées par la radio Grecque. Il est également l’auteur des œuvres musicales pour le 3ème Programme de la radio grecque, l’Institut Goethe, la Municipalité d'Héraklion, OMMA et pour d’autres institutions. Il a remporté le premier prix au concours de Musique de Chambre attribué par le Ministère de la Culture pour son Quartet à cordes no. 1 (1982). Ses compositions sont éditées par K. Papagrigoriou-X. Nakas et ses œuvres ont été enregistrées par Warner, Agora et Irida Classical. En dehors de son travail de compositeur, il est engagé dans des recherches musicologiques. Il est auteur de plusieurs articles sur la musique du XXe siècle publiés dans des revues spécialisées grecques et étrangères, a donné des conférences et participé à de nombreuses conférences en Grèce et à l'étranger. Ses deux livres intitulés Schönberg, Berg Webern : La crise de la musique à travers la crise du thème et des formes et, Nikos Skalkottas et la tradition musicale européenne du début du xxe siècle sont publiés en 2002 chez K. Papagrigoriou-X. Nakas. Cette même maison d'édition, a également publié en 2016, son dernier livre De l'inspiration initiale à la forme finale. Georges Zervos est professeur adjoint à l’Ecole d’Etudes Musicales de l'Université d'Athènes, où il enseigne l'analyse, la musique du xxe siècle et la composition.

Haris Xanthoudakis

Haris Xanthoudakis a étudié la composition de musique instrumentale et de musique électroacoustique à Athènes et à Paris auprès de Yannis A. Papaioannou, Michel Adamis et Iannis Xenakis. Il est diplômé de l’École des Lettres de l’Université d’Athènes et possède un D.E.A., ainsi qu’un doctorat de 3ème cycle de l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il a été, entre autres, membre du Conseil d’Administration de l’Association Hellénique de Musique Contemporaine et de l’Union de Compositeurs grecs de Musique Électroacoustique (CIME / UNESCO). Il a été professeur du Département de Musique de l’Université Ionienne, Vice-Recteur de cette même Université, Doyen de l’École de Musique et Arts Audio-visuels ainsi que membre du Conseil d’Administration de l’A.E.C. Il est actuellement professeur émérite de l’Université Ionienne et Secrétaire du Conseil d’Administration du Conservatoire d’Athènes et Directeur du Centre de Recherche et Documentation du même conservatoire.

 
 

Président d’honneur
François-Bernard Mâche
 
Comité scientifique
Andriana Soulele
(RelMus/FG, IReMus, Université de Poitiers-CRIHAM)
Lorenda Ramou
(RelMus/FG, Centre Culturel Onassis Athènes)
Anne-Sylvie Barthel-Calvet
(Université de Lorraine-CRULH, Labex GREAM-Strasbourg, IRCAM équipe APM, RelMus/FG)
Katy Romanou
(Université Européenne de Chypre)
Makis Solomos
(Saint-Denis Université, Musidanse) 
Anastasia Georgaki
(Université d’Athènes)
Theodora Psychoyou
(Sorbonne Université, IReMus)
 
Comité d’organisation
Andriana Soulele
(RelMus/FG, IReMus, Université de Poitiers-CRIHAM)
Lorenda Ramou
(RelMus/FG, Centre Culturel Onassis Athènes)
Marimel Chryssi
(RelMus/FG)
Georges Liapis
(RelMus/FG)
Christophe Corbier
(IReMus)
 

 
 

                               
 

                                                                    

 
 

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