Séminaire Liszt, Paris-Weimar #2 (Damien Ehrhardt et Stefan Keym)

lun 15 oct 2018
14h-17h
Lieu: 

IReMus
2 Rue de Louvois
75002 Paris

Entrée libre sur réservation à nicolas.dufetel@cnrs.fr
Crédit image : Kunstfest Pèlerinages 2009/Bauhaus-Universität, Weimar

Programme: 

Damien Ehrhardt (Université d'Evry Val d'Essonne) 

Transferts culturels au sein du champ transnational de l’appropriation beethovénienne. La musique symphonique entre l’Allemagne et la France, 1830-1905

La dynamique du transfert culturel s’accommode aisément du champ bourdieusien, pensé dans une perspective transnationale. La théorie des champs transnationaux a été forgée en 2005 par P. Oster et H.-J. Lüsebrink, puis développée dans les régions anglophones. L. Buchholz en 2016 a montré que dans le cas du champ culturel global ou transnational, son autonomie (relative) par rapport aux champs politiques et économiques est moins importante que sa (relative) autonomie par rapport aux champs culturels nationaux. Cette nouvelle théorisation des transferts culturels peut être appliquée ici à la musique symphonique au XIXe siècle où vient s’ajouter aux champs musicaux nationaux un champ transnational – essentiellement franco-allemand – de l’appropriation beethovénienne, qui s’est constitué dans les années 1830. Liszt est un acteur central de ce champ, que ce soit à Paris ou à Weimar. La tension entre les champs nationaux et le champ de l’appropriation beethovénienne est particulièrement palpable dans le contexte de la Guerre franco-prussienne où l’appropriation de la musique germanique par les compositeurs français prend la forme d’une médiation hostile

Stefan Keym (Université Toulouse Jean-Jaurès)

A la conquête de la capitale du classicisme musical allemand : le "Liszt-Verein" à Leipzig (1885-1899) 

Dès le début du XIXe siècle, Leipzig avec son fameux Gewandhaus est devenu le modèle du nouveau type de concert symphonique bourgeois en Allemagne, mais aussi ailleurs. La présence des grandes maisons d’édition, telles que Breitkopf & Härtel et C. F. Peters, des revues musicales comme l’Allgemeine musikalische Zeitung, la Neue Zeitschrift für Musik, Signale für die musikalische Welt et Musikalisches Wochenblatt, et d’un Conservatoire dont 40% des élèves étaient des étrangers, garantissaient une importance suprarégionale voire internationale aux concerts de Leipzig. Notamment pour les compositeurs allemands de musique symphonique, il était presqu’indispensable de présenter leurs nouvelles œuvres sur ce forum critique.
Or, les œuvres symphoniques de Franz Liszt ne furent guère appréciées à Leipzig, car on les considérait comme produits emblématiques d’une nouvelle école, l’ « École néo-allemande » qui s’opposait aux classicisme académique dominant de plus en plus à Leipzig depuis 1850.
Afin de combler cette lacune, des jeunes disciples de Liszt, dont le pianiste russe Alexander Siloti et le pédagogue et journaliste Martin Krause, fondèrent en 1885 le Liszt-Verein à Leipzig. Cette société qui profitait du soutien du Prince Carl Alexander de Sachsen-Weimar et du fabricant de pianos Julius Blüthner, avait pour objectif d’imposer enfin les œuvres de Liszt, de son cercle et d’autres compositeurs « injustement négligés » à la capitale allemande du concert symphonique.
La communication se base sur des recherches comparatives sur les concerts effectuées récemment à Leipzig. Elle a pour but de présenter l’histoire du Liszt-Verein, sa structure, ses intentions, et ses résultats, à travers des documents inédits. Elle se focalise sur le répertoire des concerts, les interactions avec le Gewandhaus et les réseaux internationaux de cette société musicale particulière.

Genre: 
Fait partie du programme de recherche: 

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