Association des artistes musiciens (1843-1880)

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Fondée le 26 janvier 1843 et présidée par le baron Isidore Justin Séverin Taylor (1789-1879), l’association des artistes musiciens se constitue afin de pourvoir à l’amélioration du statut social du musicien, notamment par l’institution d’un fonds de pension et de secours, et à la promotion de l’art musical. Réunissant plusieurs milliers de membres partout en France mais aussi à l’étranger, elle organise, pour alimenter sa caisse, diverses manifestations dont de nombreux concerts, et parvient à fédérer dans un esprit fraternel d’entraide les actions des artistes musiciens. Dirigée par un comité formé d’éminentes personnalités (Berlioz, Liszt, Meyerbeer, Auber, Thalberg, Zimmerman, Herz, Érard, etc.), l’association laisse d’imposantes archives, qui s’étendent jusqu’en 1968.
Ces archives forment l’une des sources les plus importantes de l’histoire sociale de la musique en France du XIXe et du début du XXe siècles. Il convenait donc, après que ce fonds soit devenu public — par un don au département de la musique de la Bibliothèque nationale de France, en 1983, obtenu grâce aux efforts de Joël-Marie Fauquet —, d’apporter une solution pour son traitement, son étude et sa diffusion. L’ampleur invitait à limiter une première étape de travail à des bornes chronologiques raisonnables. Or, la vie et l’activité de l’association accusent un tournant essentiel en 1880 : le président perpétuel et fondateur, le baron Taylor, meurt le 6 septembre 1879. Désormais, une autre époque s’ouvre, celle d’un déclin très progressif. Ainsi, la période 1843-1880 embrasse-t-elle les années les plus actives de l’association et forme un champ d’études cohérent et des plus riches.
Jusqu’à présent, ces archives ont été peu exploitées. Seul J.-M. Fauquet a publié deux articles importants : « Hector Berlioz et l’association des artistes musiciens. Lettres et documents inédits », Revue de musicologie, LXVII (1981/2), p. 211-236, et « L’association des artistes musiciens et l’organisation du travail de 1843 à 1853 », La Musique et le pouvoir, sous la direction de Hugues Dufourt et J.-M. Fauquet (Paris : Aux Amateurs de Livres-Klincksieck, 1987), p. 103-123. Il est apparu que les registres manuscrits des procès-verbaux des séances du comité central forment la colonne vertébrale du fonds. L’autorité et l’exhaustivité de leur contenu, quant aux décisions et activités de l’association, nous ont amené à réaliser, outre leur numérisation, une table analytique sommaire pour chaque séance (mise en ligne prochainement). Les comptes rendus annuels prononcés lors de l’assemblée générale de l’association offrent des synthèses des travaux du comité pour l’année écoulée : ces textes imprimés dans les annuaires de l’association sont ici publiés et interrogeables en recherche « plein texte ». Les annuaires renferment également les statuts de l’association et la liste des sociétaires dont nous publions l’état cumulé dans une base de données. Ces outils ont alimenté les travaux d’un séminaire de recherche consacré à l’étude de l’association et des questions liées notamment à l’histoire musicale, philanthropique, religieuse, au métier et à ses conditions d’exercice, de même qu’à la situation sociale des musiciens, travaux qui reprendront prochainement.

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