Le développement du diapason et de la taille des instruments de l'Alta Capella de 1300 à 1500

sous la direction de  

Les différents modèles de bombardes proposés de nos jours sont construits à partir des instruments provenant du XVIIe siècle avec des mesures correspondant, à peu près, aux descriptions de M. Praetorius dans son traité Syntagma Musicum.
L’iconographie de la fin du XIIIe / début XIVe siècle, montre des ensembles formés d’une chalemie très courte accompagnée de cornemuses ou de trompettes longues. Cette configuration d’ensemble apparaît régulièrement à travers le XIVe siècle. L’ensemble appelé Alta Capella, tel qu’il est présenté aujourd’hui, constitué d’une chalemie, d’une ou deux bombardes et d’une trompette à coulisse ou bien d’une chalemie et deux bombardes, ne semble apparaître qu’au début du XVe siècle pour devenir par la suite la formation principalement représentée dans les tableaux.
Les ensemble, formé d’une chalemie, d’une bombarde et d’une trompette à coulisse, est adapté à de nombreuses compositions du XVe siècle dans lesquelles le tenor et le contratenor ont un ambitus plus ou moins égal. Les problèmes d’instrumentation commencent lorsque l’on combine une chalemie avec deux bombardes. En effet, la partie de contratenor demande souvent un ambitus plus large que celui de la bombarde en sol. Les notes plus graves nécessitent donc un instrument différent (par exemple, la bombarde ténor en do qui est capable de jouer les cadences typiques du contreténor - quarte sous la note finale du ténor à la quinte supérieure), pour lequel les notes les plus aiguës de cette même partie s’avèrent réellement inconfortables à jouer.
A côté d’un grand nombre de sources ayant peut-être été destinées spécifiquement pour une Alta Capella à 3 voix, il existe également des pièces destinées à un ensemble à quatre voix.
En examinant l’iconographie de manière plus détaillée, il est parfois possible de voir une différence de longueur entre les deux bombardes d’un ensemble. Cependant, aucune des bombardes plus longues ne présente un bocal en forme de S, excluant la présence d’une bombarde ténor en 466 Hz.
Si la bombarde ténor a réellement existé, c’est probablement sous une forme plus courte, sans bocal en S, ce qui expliquerait son absence sur l’iconographie du XVe siècle, tous les instruments ayant été plus court que les reconstructions modernes. Cette théorie est cependant douteuse : la clé des bombardes alto indiquée par la présence d’une fontanelle, n’aurait dans ce cas qu’une explication esthétique.
De nombreuses questions subsistent par rapport aux instruments réellement utilisés par l’Alta Capella aux XIIIe, XIVe et XVe siècles, leur diapason, l’apparition et l’évolution de la bombarde ténor, le trombone comme successeur de la trompette à coulisse et de nombreuses autres encore.
J’ai l’intention de poursuivre mes recherches en considérant toutes les sources et les comparant systématiquement afin d’arriver à une image claire de l’évolution de l’Alta Capella pendant le Moyen Age (1300-1500).
 

Date de première inscription: 
Samedi, 1 octobre 2016
Université et/ou école doctorale: 
ED 5 de Paris-Sorbonne

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