Le Son Jarocho, un genre musical à Veracruz, Mexique

sous la direction de  

Tunisienne de culture musicale européenne et méditerranéenne, j’ai eu l’impression, la première fois que j’ai écouté du son jarocho du Mexique, d’écouter un air de stambeli de Tunisie. C’était durant le concert du groupe de danses folkloriques de la Maison du Mexique. Ce travail a démarré à la suite de cette soirée à laquelle j’ai assisté à la Maison du Mexique de la Cité Internationale Universitaire de Paris, en 2001.
Cette situation s’est répétée à plusieurs reprises d’une manière non préméditée, aussi bien durant les années où j’ai enseigné à l’Institut supérieur des arts et métiers de Gafsa qu’à l’Institut supérieur de musique et théâtre au Kef : à l’écoute du son jarocho, mes étudiants intrigués me posaient toujours la même question, à savoir s’ils étaient en train d’écouter du stambeli.
Ces situations d’écoute spontanée se sont produites également avec mes parents, des membres de la famille et des amis, qu’ils soient musiciens ou pas, quand ils étaient de passage chez moi et que j’écoutais du son jarocho chez moi.
Les répétitions de ces cas d’écoute et de perception m’ont amenée à me poser la question des causes et des mécanismes qui font qu’on a l’impression d’écouter du stambeli alors qu’on écoute du son jarocho, et m’ont donné l’idée de vouloir faire des recherches pour étudier la question de plus près.

Ce travail de recherche sera construit sur trois chapitres autour d’un fait social qui est l’écoute croisée et la bi-musicalité entre deux genres musicaux, le son jarocho du Mexique et le stambeli de Tunisie et construit sur trois étapes principales, sur le fait qu’on a l’impression d’écouter sa musique alors qu’on entend la musique de l’autre.
Le deuxième chapitre est construit sur l’analyse de trois sones jarochos et deux nawbât de stambeli afin de comprendre par quels langages ces deux genres seraient similaires et apparentés.
Le troisième chapitre est une synthèse de l’analyse musicale et dans laquelle on reprendra la question de l’africanité dans le son jarocho, à savoir s’il s’agit d’une construction identitaire ou d’un fait musical établi ou les deux éléments associés ensemble.

Date de première inscription: 
Samedi, 1 décembre 2001
Date de soutenance: 
Mardi, 12 septembre 2017
Lieu de la soutenance: 
Maison de la Recherche
Jury ext: 
Apollinaire Anakesa - Professeur, Université des Antilles
Antonio Garcia De Leon - Professeur émérite, Instituto Nacional de Antropologia e Historia México
Mohamed Gouja - Maître de conférences, Université de Gabés
Christian Rinaudo - Professeur, Université Nice Sophia Antipolis

Tutelles

Nous contacter

Institut de recherche en Musicologie (IReMus)
2, rue de Louvois 75002 Paris
Secrétariat : +33 1 49 26 09 97
par courriel

Université Paris-Sorbonne
Centre Univ. Clignancourt
salle 524 (informatique), bureau 531 (direction)

2, rue Francis de Croisset 75018 PARIS
Tél : +33 1 53 09 56 00

Centre Sorbonne
Salle Pirro
1, rue Victor Cousin 75005 PARIS
Tél : +33 1 40 46 22 11

Maison de la recherche
Salle 312 et 313
28, rue Serpente 75006 PARIS
Tél : +33 1 53 10 57 00

Connexion utilisateur