Rythme dansé, rythme musiqué, dans les pratiques spectaculaires indiennes

sous la direction de  

 Le Yakșagāna (Inde du Sud)


Le Yakșagāna (de yakș "vouer un culte" ou jakka "êtres célestes" et gāna "chant, musique") est un art total pratiqué majoritairement par les hommes de la région du Karnataka en Inde du Sud et plus précisément dans les districts de Dakshina Kannada, Uttara Kannada, Shimoga, Chickamagalur, Coorg ainsi que la partie septentrionale du Kérala.
Cet art, extrêmement populaire, alliant le chant, le jeu et la danse, semble avoir eu une existence ininterrompue depuis quatre cent ans. C’est pendant la saison sèche d’octobre à mai qu’il se déroule le plus souvent, à la tombé de la nuit jusqu’au petit matin. Outre les représentations données dans les cours de temple, les troupes composées d’une quinzaine d’acteurs et de trois musiciens, peuvent également se produire dans les théâtres, auditoriums, sur les places des villages, etc.
Quelques heures avant la représentation, les musiciens jouent un exorde annonçant qu’un Yakșagāna va avoir lieu. A la nuit tombée, les membres de la troupe s’installent dans les loges (cauki ou green-room). Commence alors une lente transformation... Dans quelques heures ils joueront Rāma le prince d’Ayodhya, Sita l’épouse fidèle, Ravana le démon de l’île de Lanka, Jatayu l’oiseau allié de Rama, Hanuman le guerrier à tête de singe, Arjuna le troisième des Pandava...
Le temps de la représentation débute dans les loges avec une prière dédiée à Ganesh (Ganapati stuti) puis se poursuit par une demande faite aux divinités de commencer la pièce (rangasthalakke appane). Les musiciens et le bouffon (Kōdańgi) émergent ensuite des loges. Ils se mettent en place pour les chants et les danses d’introduction appelées Pūrvarańga ou Sabhālakşaņa. Le prologue s’achève avec la première entrée (Oddoolaga) d’un personnage de la pièce. Cette entrée chorégraphiée s’exécute derrière un rideau. Chaque personnage important de la pièce a sa propre entrée avec une danse et une musique spécifiques. Les personnages de la pièce se succèdent ainsi toute la nuit durant alternant passages dansés, joués et chantés. Les acteurs improvisent sur scène un texte qui complète les poèmes chantés par le chanteur (Bhāgavat). La représentation s’achève comme elle a commencé par une prière à Ganesh exécutée dans les loges.
En utilisant les outils et les méthodes de l’ethnomusicologie et de la choréologie, nous souhaitons mener une analyse du répertoire musiqué et dansé dans le Yakshagana. Compte tenu du nombre élevé de chants, de styles, de troupes, nous choisissons de décrire précisément les pièces qui constituent le Pūrvarańga ainsi que les entrées chorégraphiées Oddoolaga d’une troupe nommée Yaksha Ranga, et de centrer nos investigations sur un élément commun à la musique et la danse, à savoir : le rythme.

Date de première inscription: 
Dimanche, 30 octobre 2011
Université et/ou école doctorale: 
Université Paris-Sorbonne - ED-5

Tutelles

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