Trois opérettes de Pauline Viardot et un nouveau regard sur le génie musical

sous la direction de : 

Les compositrices de génie restent en grand partie inconnues aujourd’hui. La création artistique jusqu'au vingtième siècle était réservée aux hommes. Alors que les compositrices restent à la marge de l’histoire. En France seulement 2 pour-cent des œuvres présentés en concert était écrit par une femme. Il existe un autre monde de la musique, différent, beau, extraordinaire, que le grand public n’entend pas. La musique des compositrices. Nous trouvons les deux questions à confronter sont, comment rétablir ces personnages d’importance dans notre histoire et comment reconstruire la formule du génie pour accueillir les femmes? Nous proposons une réponse sur une étude des compositions de Pauline Viardot et notre concept historique du génie musical.  

Dans cette thèse nous mettons en avant la compositrice Pauline Viardot-Garcia, qui tient une place centrale dans le monde musical au dix-neuvième siècle. Liszt l’a déclarée génie compositrice. Elle conseillait même Berlioz, Saint-Saëns, Chopin et d'autres sur leurs compositions. Usant de son rôle de prima donna, Pauline Viardot a pu influer sur les normes sociales. Les études sur Pauline Viardot s'intéressent  généralement avant tout à sa carrière de cantatrice. Nous souhaitons ici proposer un changement de perspective et envisager une étude d’elle en tant que musicienne accomplie, avec un incroyable appétit pour la création artistique. La vie de Pauline Viardot, musicienne intellectuelle, devenue chanteuse par obligation, compositrice et conseillère pour d’autres compositeurs, offre la possibilité d’élargir notre point de vue sur la question de la réussite dans le domaine musical ainsi que sur les questions de genre. 

Pauline Viardot nous a laissé plus de 450 compositions. Nous proposons donc de revoir la définition du génie musical sur la base de trois opérettes de Viardot. Nous poursuivons nos recherches sur la caractéristiques de son style d’écriture à travers l’analyse de La Partie de Whist en la comparant au Dernier Sorcier et Cendrillon. La Partie de Whist, à première vue, révèle un grand fluidité d’harmonie et une technique étonnante pour faire ressentir les hésitations des joueurs de cette partie de cartes. Elle a recours à des modulations par la septième diminuée passent d’un tonalité à l’autre rapidement ce qui est un indice qu’il faut approfondir la recherche. Nous décortiquons ces opérettes pour souligner les détails de son talent comme compositrice. Nous mettons en lumière la souplesse et l’équilibre de ses compositions, la marque de fabrique de son génie. Nous mettons l’accent sur les motifs clés qui se métamorphosent, qui nous guident et qui créent un lien entre la musique, les paroles et les sous-entendus autobiographiques et philosophiques.  

En considérant la place de la musique de Pauline Viardot dans notre compréhension de l’histoire de la musique du dix-neuvième siècle on doit se poser la question de l’élaboration de critère pour évaluer le génie. On commence tout juste a redécouvrir les vies fascinantes de nombreuses femmes musiciennes du passé.  Reste a redéfinir notre conception de ce qu’est un bon musicien a partir de ces œuvres parfois brillantes. Ces questions prennent place dans le cadre de ce qu’on attend historiquement des femmes mais aussi des limites qu’on leur impose. Une femme surdouée et créative comme Viardot a des obstacles pour être acceptée dans le canon de la musique classique, car l’entrée est gardée par des traditions centrées sur les hommes. Afin de pouvoir accepter et accueillir le talent des femmes, il nous faut un précédent. Nous proposons que Viardot prend sa place comme évidence d’une tradition riche des compositeurs atypiques dan notre idée du génie.   

Nous espérons ainsi mettre à jour une méthode claire pour aborder le travail de Pauline Viardot qui permettre une meilleure compréhension de ses partitions en prenant en compte comme fil conducteur son approche originale de la création. En étudiant Pauline Viardot, nous présentons une musique mal-connue, mais néanmoins au comble de l’art.  Cet éclairage sur un aspect méconnu de l’histoire de la musique, nous espérons, contribuera au élan vers un monde musical plus équilibré. 


Tutelles

Nous contacter

Institut de recherche en Musicologie (IReMus)
2, rue de Louvois 75002 Paris
Secrétariat : +33 1 49 26 09 97
par courriel

Sorbonne Université
Centre Univ. Clignancourt
salle 524 (informatique), bureau 531 (direction)

2, rue Francis de Croisset 75018 PARIS
Tél : +33 1 53 09 56 00

Centre Sorbonne
Salle Pirro
1, rue Victor Cousin 75005 PARIS
Tél : +33 1 40 46 22 11

Maison de la recherche
Salle 312 et 313
28, rue Serpente 75006 PARIS
Tél : +33 1 53 10 57 00

Connexion utilisateur