Saint-Saëns, d'un siècle à l'autre

Wed 6 Oct 2021 to Fri 8 Oct 2021
Date limite d'inscription: 
Thu 1 Oct 2020
comité scientifique: 
Comité d’honneur : Mathias Auclair (BnF – IReMus), Gilles Demonet (Sorbonne Université – IReMus), Thierry Escaich (Institut de France), Yves Gérard, Sabina Ratner
Comité d’organisation : Pauline Amar (Sorbonne Université – IReMus), Sylvie Douche (Sorbonne Université – IReMus), Nicolas Dufétel (CNRS – IReMus), Fabien Guilloux (CNRS – IReMus), Marie-Gabrielle Soret (BnF – IReMus)
Comité scientifique : Jean-Pierre Bartoli (Sorbonne Université – IReMus), Marie Cornaz (Bibliothèque royale de Belgique), Guy Gosselin (IReMus), Denis Herlin (CNRS – IReMus), Steven Huebner (McGill University), Étienne Jardin (Palazzetto Bru-Zane), Barbara Kelly (Royal Northern College of Music), Catherine Massip (IReMus), Jann Pasler (University of California), Clair Rowden (Cardiff University), Michael Stegemann (Technische Universität Dortmund), Manuela Schwartz (Hochschule Magdeburg-Stendal), Lesley Wright (University of Hawai’i)

Saint-Saëns, d’un siècle à l’autre

Héritage — Réception — Interprétation

Appel à communication

Cent ans après la disparition de Camille Saint-Saëns, quel héritage nous laisse aujourd’hui celui qui occupa une place majeure dans la vie musicale française pendant plus d’un demi-siècle ? Saint-Saëns y a joué un rôle de référent dont l’importance est encore bien sous-estimée.

De son vivant, sa notoriété d’artiste était immense autant comme interprète que comme compositeur, et son influence se faisait sentir dans tous les aspects de la vie musicale. Il a incontestablement pesé sur l’esthétique et sur la politique culturelle de son temps. Comme tous ces personnages prolifiques, fertiles, parfois excessifs, dont l’éclectisme assumé pouvait réjouir ses admirateurs et exaspérer ses détracteurs, il aura suscité autant d’admiration que de haine en devenant un monument incontournable dans le paysage musical — presque encombrant pour certains. De par sa place au coeur des institutions, lié à un faisceau d’artistes, de relations officielles et mondaines, il est devenu, et est resté pendant plusieurs décennies, un personnage de premier plan, représentatif de ce que l’art musical français pouvait produire de meilleur aux yeux de l’étranger. Même à un âge fort avancé, il est toujours le pianiste de la Troisième République, dont chaque apparition est un événement ; il est l’un des compositeurs dont les oeuvres sont les plus jouées en France et à l’étranger. « Maître » de la musique française, avant d’en être le « doyen », il est aux yeux de beaucoup le détenteur de la tradition, le rempart des vertus qui la qualifient : clarté, concision, légèreté… Saint-Saëns est aussi un esprit vif dont le jugement est attendu, un polémiste redouté qui jusqu’à la fin de sa vie reste en première ligne, malgré les critiques acerbes qui épinglent son grand âge et son conservatisme.

Après avoir été lui-même d’avant-garde pendant des décennies, Saint-Saëns a incarné dans la deuxième partie de son existence, pour une nouvelle génération de compositeurs, un obstacle à la modernité, un frein aux expériences tentées par les avant-gardes. Mais peut-être mieux que d’autres aura-t-il su s’imprégner de l’air du temps, sentir et accompagner les enthousiasmes et les angoisses de ses contemporains, et incarner un rôle de « passeur » entre les cultures, entre les traditions et les générations, que lui a permis sa si longue fréquentation de la scène et des artistes.
Sa célébrité sans égale, tôt acquise et qui ne s’est jamais démentie de son vivant, n’a d’étonnant que la rapidité avec laquelle son nom a été écarté, dès sa disparition. Comment donc expliquer que cette si grande notoriété se soit si rapidement éteinte au point qu’encore aujourd’hui, Saint-Saëns semble souffrir d’un injuste dénigrement ? Était-il donc un personnage à ce point omniprésent qu’il en était devenu gênant ? Sa musique est-elle si « facile », si « évidente » qu’il ne faille point aller chercher au-delà des mêmes oeuvres sempiternellement affichées ? Si les générations du xxe siècle n’ont vu en lui qu’un « Cherubini rébarbatif, figé dans un classicisme rétrograde » (G. Servières), cette image doit être réévaluée aujourd’hui. Le colloque international Saint-Saëns, d’un siècle à l’autre : Héritage — Réception — Interprétation a pour objectif de renouveler le regard porté sur Saint-Saëns en suscitant des travaux autour de sa personne, de sa carrière, de son oeuvre et de son héritage, dans le but de proposer un bilan de sa réception mais aussi de nouvelles pistes de recherche.

 

 

Les propositions de communications, qui seront évaluées par un comité de
personnalités qualifiées, pourront porter sur les axes suivants :

  • Saint-Saëns, représentant de l’art français
  • Saint-Saëns et les institutions
  • Les « réseaux » de Saint-Saëns (politiques, artistiques, intellectuels, amicaux)
  • Un écrivain et un artiste engagé
  • Saint-Saëns interprète
  • Saint-Saëns entre Tradition et Modernité
  • Réception de son vivant et depuis sa mort

Les propositions de communications sont à adresser par courriel à

fabien.guilloux@cnrs.fr

avant le 1er octobre 2020.

Votre résumé sera rédigé en français ou en anglais (3000 signes maximum) et sera accompagné de cinq références bibliographiques et des principales sources d’archives que vous solliciterez au cours de votre intervention. Il sera complété d’une courte biographie en français ou en anglais (900 signes maximum).
Durée des interventions : 30 minutes (discussion incluse).
Langues des interventions : français et anglais.


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