Illustration
Une sculpture de terre du Ngui

Corps de l'article

 

Une sculpture de terre du Ngui. *


Cette ANR interdisciplinaire est co-coordonnée par Susanne Fürniss au MNHN et Sylvie le Bomin à l’IReMus. Elle est composé d’une équipe d’ethnomusicologues, de linguistes, d’anthropologues, de philosophes français et gabonais grâce au partenariat entre l’Université Omar Bongo de Libreville et le Muséum national d'Histoire naturelle.

L'objet de ce projet ANR est la dynamique des pratiques culturelles dans les sociétés de tradition orale et l'abandon forcé de leurs institutions sociales suite aux actions coloniales et missionnaires du 20e siècle. L'accent est mis sur la confrérie initiatique Ngii du peuple Fang, une société de tradition orale du Gabon, du Cameroun et de Guinée Équatoriale. Son rôle fondamental était l'encadrement de la société et de son temps social. Documenté au début du 20e siècle au Sud Cameroun et du Nord Gabon, le Ngii a été quasiment abandonné depuis. Cependant, des témoignages ont encore été recueillis récemment au Cameroun et au centre du Gabon. À l'est du Gabon, il est encore pratiqué par les Kwélé et les pygmées Koya.

Les objectifs du projet sont : 

  1. La description interdisciplinaire de l'institution sociale Ngii, de ses pratiques rituelles et de sa diversification régionale,
  2. La proposition méthodologique d'une grille d'analyse systématique pour l'étude des pratiques rituelles à travers des sources de natures différentes,
  3. L'étude des motivations, des stratégies et des mécanismes de transformation du Ngii.

Outre Sylvie Le Bomin, deux doctorants en ethnomusicologie de l’IReMus sont intégrés au projet, Mickaël Kouakou (contrat doctoral Collegium Musicae) et Matthieu Rupp (contrat doctoral SU).

Site du programme


*« Figure du culte Ngui à Alén (Clan Efak), Guinée espagnole. Le guérisseur (l'homme-médecin) souffle dans un mirliton sous la tête surélevée de la figure ». D'après Tessmann 1913:II, 85.